Les temps changent, il serait temps d’en tirer les conséquences

Est-ce déjà le chaos ou sa promesse dans une répétition de faits divers ? Quelques regards, quelques remarques et une invitation à réfléchir !


Citation invitée : "Pour un doigt, toute une main ; pour une dent toute la g… !
La sagesse des fortifs au temps des Apaches

Des voitures, des autobus brûlent quasiment chaque jour, ici, là, n’importe où, au point que la chose devenue si banale n’est plus qu’un élément du paysage le plus quotidien. Mieux, ou pire encore, ces autodafés ne sont qu’un décor au milieu duquel se jouent attaques, agressions et embuscades qui s’adressent aussi bien aux uniformes qu’aux passants anonymes, sur fond de menaces de mort.

Complètement dépassés, citadins ou ruraux, nous assistons sans comprendre à ces déchaînements de violence (de violences) auxquels nous cherchons d’impossibles explications.

Et s’il n’y avait rien à comprendre ? Si, tout simplement –si l’on peut dire- un monde ne serait-il pas en train de se créer de manière continue sous nos yeux, à nos portes ? Un monde où la notion même de loi, serait-elle celle de la jungle, n’existerait pas. Un monde qui ne pourrait nous paraître qu’étrange, sinon étranger, tant il se ferait et se déferait sur des rapports éphémères, passagers, quasiment non reproductibles.

Et pourquoi pas ? Après tout, ce ne serait pas la première fois que nous naviguerions dans l’absurde.

REGARDER ET VOIR

Tous les événements que nous sommes incapables de reclasser dans le fond commun des savoirs sociaux ou sociétaux nous apparaissent finalement comme absurdes. Aussi, et selon le regard que nous portons, c’est-à-dire selon les références auxquelles nous faisons appel, une même notion peut nous paraître parfaitement familière ou complètement absurde. Par exemple, selon la compréhension que nous avons de la notion de mariage, celui d’une paire d’homosexuels, hommes ou femmes, nous paraîtra parfaitement justifié… ou totalement absurde.

Notre lecture est encore plus compliquée dès lors que l’objet de notre regard est complètement étranger à l’univers dans lequel nous évoluons. Ainsi, le comportement des premiers astronautes, projetés dans un monde sans pesanteur, nous a paru (paraît sans doute encore à la plupart d’entre nous) incompréhensible, sinon carrément absurde. Notre méconnaissance ne peut s’appuyer sur une démarche "imaginative" pour que se lève notre inadaptation sensorielle. Dans une situation de cet ordre, nous n’avons que deux attitudes possibles : nous ignorons, c’est l’aveuglement ou nous acceptons de ne pas comprendre, c’est-à-dire d’être dépassés. En deux mots, nous regardons mais nous ne voyons pas.

En fait, si nous nous donnons la peine de réfléchir à la nature du savoir, nous constatons qu’un phénomène n’existe à nos yeux que dans la mesure où quelqu’un, quelque part, a imaginé une théorie, un modèle, où il [ce phénomène] prend une réalité. Que pourrions-nous dire en regardant tomber plusieurs pierres simultanément si Newton (ce nom collectif) ne nous avait pas offert la théorie de la gravitation ? Pas grand chose, sans doute !

Ainsi, s’il est possible de regarder sans voir, nul ne peut voir sans avoir regardé, tout en ajoutant un "nous ne savons quoi" à ce regard initial. C’est dire que voir pour la "première fois" est une démarche qui exige une extraordinaire imagination, une capacité de synthèse admirable et, surtout, un don très particulier, celui de s’abstraire de l’environnement actuel. Sans cette combinaison, il ne nous est pas possible de reconnaître que ce que nous regardons n’appartient pas à notre univers et que son apparition repose sur une fulgurance de l’imagination. Savoir accepter qu’un phénomène est incompréhensible, c’est déjà faire un premier pas sur le chemin de la création. C’est aussi, le premier pas vers l’autre, cet étranger, parfois plus étrange encore, dont la rencontre est une véritable invention. Tout ce qui l’entoure est mystère, tout ce qui le constitue est inabordable car ses clefs ne sont pas les nôtres et, nous les tendrait-il que nous ne saurions comment les saisir.

C’est, sans doute, ce que nous appelons le génie. Cette capacité d’inventer de nouvelles hypothèses, d’énoncer un nouveau modèle, d’inventer ainsi un autre monde que nous jetons en pâture à la curiosité des chercheurs pour qu’ils en explorent toutes les conséquences.

Mais la similitude entre les êtres et les choses, les phénomènes de la nature et les manifestations de l’environnement n’est qu’apparente. A moins d’être animiste, personne ne peut approcher de manière identique l’esprit et la matière. Si, en matière d’appréciation la distance existe toujours entre regarder et voir, les conséquences qui en découlent sont largement différentes selon que nous nous penchons sur une ethnie quelle qu’en soit l’origine et notre éventuelle parenté ou que nous "voyons" apparaître un "état" des choses jusqu’ici parfaitement inconnu.

UNE ESPÈCE INCONNUE

Revenons-en à notre propos initial, ce regard posé sur les banlieues qui nous étonne et nous surprend par la violence que nous y observons. Commençons d’abord par examiner les informations qui nous parviennent. Banlieues, vous avez dit banlieues, vous citez quelques lieux particuliers, vous vous inquiétez… ou vous vous rassurez… en énonçant quelques noms de lieux, saupoudrant ainsi le territoire de quelques abcès. Tout en demeurant inquiets d’éventuelles "contaminations". Toujours dans le même ordre d’idées, vous analysez la situation selon le registre classique d’explications (d’explications, surtout pas d’interprétations) où un nombre limité d’agitateurs, en l’occurrence de voyous asociaux font régner la terreur et entraînent dans leur sillage toute une population d’âge tendre et des deux sexes dans des opérations véritablement criminelles, quasiment de l’insurrection urbaine.

Cela dit, tout est dit. Avec une touchante unanimité, les uns s’inquiètent d’une répression insuffisante et du laxisme des autorités, les autres dénoncent l’absence d’une politique sociétale fondée sur l’école, la lutte contre le chômage, la socialisation des individus (autre nom de l’assimilation sociale). Pourtant, ni les uns ni les autres ne semblent réaliser qu’ils s’appuient sur les mêmes observations et le même regard, sur le même modèle. Ce modèle est celui qui organise notre groupe et sans juger même de son adéquation à l’état du monde, nous estimons qu’il est le seul. Tout état de choses qui paraît être différent ne peut être qu’une déviance et le seul remède que nous envisageons est celui de rechercher des comportements qui traiteront la réduction de la déviance.

C’est ainsi que tout un ensemble de mesures, une double panoplie de mesures même, font constamment l’objet de propositions, voire de tentatives de mises en œuvre. Pour les uns, il faudrait "déporter" ces meneurs qui créent le scandale et reprendre en mains les "suivistes" de tout âge. Pour les autres, l’intervention d’une multitude de spécialistes, éducateurs, psycholo-gues, sociologues et autres spécialistes de l’âme et du corps, le tout dans un climat de crédits distribués en abondance, permettrait de reprendre peu à peu le contrôle sociétal de cette population égarée.

La seule critique, mais elle est de taille, que ces attitudes contradictoires, issues pourtant d’une même appréciation sociale, éveille, c’est que les mesures de diverses natures qu’elles ont suscitées n’empêchent pas l’extension de l’épidémie. Ce qui étonne l’observateur détaché des contingences sociéto-psyco-moralisatrices, c’est que personne jusqu’ici (ou alors dans le secret de quelque cénacle confidentiel) ne semble avoir tenté d’énoncer, juste comme ça dans le cadre d’un raisonnement par l’absurde, quelques éléments qui pourraient constituer une autre grille de lecture. Au lieu de partir de nos hypothèses traditionnelles d’ordre social, de justice, de déviance et de comportement correct, pourquoi ne pas essayer d’imaginer que les comportements observés ne naissent pas d’une opposition au monde que nous connaissons. Mais, bien plus simplement, qu’ils sont la manifestation d’un autre ordre social dont nous ne parvenons pas encore à discerner les tendances parce que notre regard s’obstine à se développer sur la base de comparaisons.

Comment est-il encore possible de parler de cas particuliers de l’existence de quelques éléments asociaux qui "pourrissent" une situation qui serait, en leur absence, contrôlable, alors que sous nos yeux, dans les établissements les moins extrêmes, se développent des opérations comme le "happy slapping" ? Combien d’enseignants de tous âges et de tous sexes sont-ils chaque jour agressés ? Par une minorité de voyous peut-être ? Tant que nous porterons sur ces phénomènes le regard des gendarmes et des voleurs de nos enfances, la réalité qu’ils manifestent nous échappera. Comme nous échappe aujourd’hui déjà ce qu’il y a de commun entre les incendies de poubelles, de voitures, les guets-apens tendus aux pompiers et aux agents de la force publique, les attaques de véhicules de transports en commun comme de voitures particulières, les mises à mort de passants innocents et ces formes nouvelles où la brutalité et les violences s’exercent couramment sans plus de raisons apparentes. Et cette énumération s’alourdit chaque jour davantage car l’imagination libérée des contraintes socio-sociétales ne connaît pas de limites.

Mais supposons un instant que la morale sociale qui anime ces "exclus" de notre univers repose sur l’ignorance totale, absolue et définitive de nos canons de comportement. Attention, ignorance ne doit pas être pris dans le sens d’une inadaptation "cognitive" de quelques règles. Non, il s’agirait plutôt d’un embryon de "civilisation" où l’ensemble des "règles" qui nous organisent n’aurait aucune existence. Et, dans ces conditions, partant de cette hypothèse, l’observation de ce monde inconnu ne pourrait-elle nous conduire à repérer des répétitions de comportement, des démarches pratiquées par tous et toutes ? Incompréhensibles à nos yeux, décrites comme des rites (l’autodafé des voitures et des poubelles, par exemple) dans notre modèle ne pourraient-elles, peut-être, s’interpréter autrement ?

Et si, par exemple, le refus d’une expression explicite des pulsions qui caractérise notre société était devenu la règle de base d’une autre règle fondamentale créatrice du groupe ? Qu’il y aurait, peut-être, une logique qui nous dépasse et où l’attaque de l’autre à coup de battes de baseball, de barres de fer ou de pavés, jusqu’à ce que mort s’en suive soit l’acte social élémentaire d’appar-tenance ? Une organisation où le ciment social ne serait pas le travail, où la réussite ne s’exprimerait pas par une position dans l’échelle sociale selon nos canons ?

Evidemment, quelques phrases jetées ne permettent pas de bâtir les caractères de cette ethnie nouvelle, de son mode d’organisation, de ses lignes de développement et de son devenir éventuel. Est-ce que, toujours dans le même ordre idées, notre société actuelle ne nous paraît pas devenue brusquement fragile au point que nous ne puissions envisager son déclin futur, voire sa disparition ? Dans ces conditions, est-ce que ce que nous pouvons observer n’est pas ce que notre société moribonde invente pour matérialiser son effacement ?

Dans le passé déjà, périodiquement même, nous avons pu observer des mouvements du même ordre. Cependant ; la vitalité manifestée par l’édifice social a permis au groupe de se renouveler tout en gardant le contrôle de cette évolution rendue indispensable par les heurts qui nous agitaient. Oh, ce ne fut jamais dans l’ordre et la sérénité. Les mesures prises l’ont toujours été dans un climat de violence extrême et le sang a toujours coulé. Le sang de tous. Aussi bien des contestataires, fussent-ils novateurs, que des conservateurs, parfois loin d’être les fieffés réactionnaires dont ils nous ont laissé l’image.

Il semble qu’aujourd’hui, cette société en gestation, notre voisine et pourtant plus lointaine que les mondes planétaires, ne puisse plus être réduite selon ces méthodes "traditionnelles" où l’argument définitif s’évaluait en baïonnettes et en nombre de zouaves et de dragons. Et surtout, pas d’hypocrisie, si nous ne recourons pas à ces méthodes aujourd’hui considérées comme extrêmes, ce n’est pas par moralité mais parce que nous sentons bien que nous en sommes devenus incapables. Nous avons assisté sans broncher aux évènements du massacre entre tutsis et hutus, nous assistons toujours aussi calmes aux événements d’Irak, du Darfour… et de bien d’autres, autant d’observations qui devraient nous conduire à modérer. nos expressions d’indignation vertueuse.

Aussi, même les esprits les plus attachés à la mise en œuvre de programmes qui permettraient, pensent-ils, à "réhabiliter" (rien que le choix du terme en dit long sur la distance qui sépare ces groupes de la "société" dans laquelle nous nous échinons à les réintégrer) sont obligés constater que les masses financières engagées ne conduisent qu’à quelques rares succès qui se dissolvent dès lors que l’effort est relâché.

La Russie soviétique, aux premières années de la Révolution de 1917 avait dû faire face à une situation du même type, encore qu’il faille se méfier des assimilations hâtives. Vue avec un peu de recul, la situation décrite par le "pédagogue" Makarenko, présente beaucoup de différences avec ce que nous pouvons observer de nos jours. Notamment, la mobilité des membres des "gangs", leur indépendance de leur milieu d’origine et une longue tradition de bandes de "hors-la-loi" qui écumaient villes et campagnes, auxquelles les grands Tsars, Ivan le Terrible, Pierre le Grand, entre autres, s’étaient opposés à plusieurs reprises.

N’empêche, les "lieux fermés", surveillés par l’Armée et timidement proposés par Mme ROYAL, rappellent les colonies de jeunes réunies et financées par la Tchéka, gérées par ces volontaires formés aussi bien par l’Armée que par le P.K.U.S qui ont, peu à peu, et avec des fortunes diverses, ramené un nouvel état d’ordre. Ne perdons pas de vue, l’état des lieux en ce temps, les exigences de l’Etat et, comme en Chine aujourd’hui, une certaine rapidité d’exécution(s).

BON… ET ALORS ?

Cela dit, ces quelques remarques où nous aurons essayé de caractériser la situation comme nous l’avait autre fois conseillé Franju, dans "Le sang des Bêtes", : "Sans plaisir et sans haine… comme un garçon boucher… !!", devraient nous permettre de poser les problèmes en fonction du type de solutions que nous pensons être "capables de mettre en œuvre".

Même si le climat nous apparaît présenter tous les caractères de l’insurrection, serait-elle larvée, sporadique, il ne faut pas s’y tromper, il ne s’agit en aucun cas d’un mouvement de type révolutionnaire, contestataire en quoi que ce soit !

Oublions le modèle social dans lequel nous sommes plongés, oublions nos règles de toutes sortes, morales, religieuses, philosophiques et civiques pour n’en plus conserver que des données qui nous permettent, tant bien que mal, de vivre dans le même espace. Cela fait, considérons alors, cette population qui va et vient, sans règle aucune même si elle obéit de manière passagère à l’esprit d’un moment pour traverser des moments collectifs : inoccupée, au sens que nous donnons à ce terme, sans attaches et sans perspectives sociales autres que ludiques. De quoi se constituent les plaisirs qu’ils recherchent, sinon qu’ils s’octroient ? De rodéos en voitures… prises, ci ou là, au hasard des pulsions (des vols selon nos canons)… dont on se débarrasse dans de joyeux autodafés, d’agressions vis-à-vis de passants égarés, de batailles entre groupes, de viols seuls ou en réunions dans les caves, les locaux à poubelles ou autres lieux convenablement propices et, la cerise sur le gâteau sans doute, l’attaque systématique, préméditée, violente comme tous leurs comportements, des représentants de la paix sociale, policiers, pompiers, conducteurs de bus, voire de métro ou de RER, et autres travailleurs. Bref, de tout ce qui relève d’une pulsion à un moment donné et que nous interdit l’existence d’un surmoi social, la peur du gendarme quoi !

Dans la mesure où la structure sociale n’a pas d’existence à leurs yeux, toutes leurs actions sont incontestables. Quelles références, quelles limites sociales pourraient-elles leur être opposées ?
Certes, nous ne pouvons assister sans réagir à ce délitement qui s’accélère et qui commence à gagner les gestes les plus anodins, mettant de plus en plus en évidence un comportement "d’indifférence au groupe" qui touche un nombre de plus en plus grand de sociétaires… de l’âge le plus tendre (les récits récents de comportements à l’école communale, voire à la maternelle) à celui d’adultes, sinon du quatrième âge. Nous serons donc conduits à durcir la répression, c’est d’ailleurs déjà le cas.

Mais il paraît évident que cette démarche actuelle de l’Etat, et les choix auxquels elle conduit sont largement limités par la radicalisation des pulsions. Aussi, la première conséquence de cet "estrangement" qui nous sépare est d’accepter que nos références n’ont plus cours. La sanction, sa valeur sociale éventuelle, exigent une accord serait-il implicite entre la "victime" et le "bourreau". ,Dans l’état actuel des choses, ce lien social essentiel est rompu, probablement définitivement. Il est donc inutile d’imaginer quelque punition que ce soit. La rédemption est une valeur sociale, en l’absence de lien, elle n’est plus qu’un mythe.

Il ne s’agit donc plus de punir mais de protéger les limites géographiques et sociales d’un groupe en face d’un chaos. Hier encore, une bande de voyous a mis à sac une station de sports d’hiver et blessé plusieurs touristes. Après quelques heures de garde à vue, ces vandales ont été mis dans le TGV pour Paris ; ils seront ultérieurement convoqués devant un juge. Un exemple typique d’inadéquation des réactions de la puissance publique qui demeure dans le cycle vertueux de la transgression relevée et sujette à une gestion fondée sur le "paiement social" de la faute, le tout dans un climat de rédemption.

Mais qu’aurait-il été possible de faire dans un cas pareil en rejetant les schémas traditionnels ? La réponse paraît pourtant évidente :

• Relevé des dégâts en présence des voyous traités comme tels, menottés, niés en tant que personnes sociales, brutalisés comme ils brutalisent les autres.
• Evaluation du montant des déprédations.
• Condamnation immédiate à la réparation matérielle de ces déprédations, sans états d’âme et sans esprit de "punition" et ni climat de rédemption.
• Mise en œuvre toujours immédiate des décisions de justice.

Cela fait, privation simultanée des bénéfices divers que la Société accorde à ses membres actifs. Dans la mesure où l’objet de l’intervention n’est pas la "mort du pêcheur", la resocialisation éventuelle de ces individus peut-être envisagée. Le premier acte devrait en être la création d’un contrat civil et social, signé par tout écolier d’abord, puis prolongé au cours de la scolarité ou de l’apprentissage. Ce véritable passeport social définirait avec précision, les devoirs relatifs des uns et des autres et envisagerait les restrictions que pourraient entraîner la moindre déviance.

Une proposition un peu rapide, certes, mais qui a au moins la caractéristique d’abandonner tout un fatras de vieilles lunes dans un climat complètement étranger à la réalité observable. Ou bien, malgré leurs imperfections, les règles sociales qui nous organisent nous permettent une vie commune acceptable et nous devons les faire appliquer par tous, ou bien, nous acceptons le refus caractérisé de groupes de plus en plus nombreux et nous nous préparons à subir la dissolution définitive de notre société. En l’occurrence d’ailleurs, les "désobéissances civiques" et les revendications communautaires sont aussi liberticides qui la négation sociale des manieurs de battes de baseball. Elles devraient être gérées sur la même base du paiement cash et de la réparation immédiate.

Bref, d’une manière claire et définitive, la mise en œuvre indiscutable d’un principe de responsabilité individuelle : pas de transgression, serait-elle minime, sans que le prix matériel n’en ait été évalué et réglé sur le champ.

Il ne s’agit pas tant de "vengeance", de punition, de rachat mais bien plus simplement de la redécouverte du respect le plus élémentaire des membres de la communauté et des installations socio-sociétales au sens le plus général.

Qu’en pensez-vous ?


jeudi 22 mars 2007 (Date de rédaction antérieure : mars 2007).