Du caniveau à la benne à ordures...

La politique ? La choix d’un modèle de développement ! La stratégie ? La traduction en objectifs à long et moyen termes du choix retenu ! La tactique ? La traduction opérationnelle de la stratégie, bref sa mise en œuvre quotidienne !

Où trouver ces expressions et ces démarches dans le comportement des oppositions ? Nulle part sinon de constater que ce vide est quotidiennement comblé par une démarche soigneusement poursuivie d’émission de rumeurs et le colportage permanent de ragots et de calomnies.

Alors, aujourd’hui ?

La politique ? S’opposer et dénoncer en termes les plus généraux les choix du pouvoir de favoriser les "riches" aux dépens des "pauvres". Surtout ne rien proposer, c’est-à-dire de tenter de cacher l’inexistence d’une politique de rechange.

La stratégie ? une dénonciation permanente d’un choix de classe : la satisfaction des "riches".

La tactique ? Accuser, accuser, accuser... de tout et de n’importe quoi.


Il y a quelques mois, le directeur de la rédaction d’un hebdomadaire (les noms du rédacteur et de l’hebdomadaire sont sans importance), interrogé au cours d’un journal télévisé à propos de la nouvelle formule éditoriale de sa publication, déclarait, entre autres : "… jusqu’ici, les journalistes rapportaient l’actualité, aujourd’hui, les journalistes font l’actualité !" (sic)

En fait, sur l’instant, nous n’en avons pas cru nos oreilles : ce professionnel connu (à défaut, peut-être, d’être reconnu) affirmait que, selon lui, le journaliste, dorénavant, fabriquait la réalité en fonction de ses choix d’événements, la colorant ainsi de ses propres phantasmes. Troublant, ne trouvez-vous pas ?

Mais ce qui frappe plus encore que cette affirmation, c’est l’absence de réaction(s) du présentateur dont le silence la validait en quelque sorte. Ainsi, toute honte bue, un éminent journaliste exprimait que la presse ne "rapportait plus" la réalité quotidienne mais qu’elle la créait par un choix "judicieux" des événements à retenir. Compte tenu de l’utilisation qui est faite de cette réalité "virtuelle", il apparaît que les critères de choix sont d’ordre idéologique : l’information n’est plus alors qu’une tentative d’illustration sélective des dogmes actuellement dominants.

Cela nous rappelle, outre des souvenirs personnels anecdotiques, le contenu des réquisitoires de procureurs prononcés lors de chaque procès de l’époque stalinienne… à Moscou comme partout ailleurs dès lors que la Justice se coulait dans la raideur de l’idéologie. Oui, à cette époque-là, un déjeuner, un salut, une rencontre fortuite conduisaient toujours à la prison et au goulag, parfois à la mort. Les Vichinskys et les MacCarthys se cultivaient (pardon, n’ont pas manqué de se cultiver) dans toutes les langues, autrefois comme hier, hier comme aujourd’hui et demain sans doute.

Cela dit, l’affaire ? Tout le monde en parle, les "Humeurs" aussi. Vous nous pardonnerez, cependant de nous intéresser moins au ballon, voire aux artistes du coup de pied, qu’à tout ce qui traite de la règle du jeu. Un point de vue qui, pour théorique qu’il paraisse, nous conduit, et vous conduira nous l’espérons, à vous poser quelques questions relatives à nos manières de fonctionner aussi bien professionnellement, publiquement que dans nos intimités les plus personnelles.

Alors, à cheval !

QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT DES ORDURES

Sans nous référer explicitement à divers événements très actuels, leur analyse "désincarnée" est pleine d’enseignements en ce qu’elle met en évidence des comportements qui nous sont tellement habituels que nous ne remarquons même plus leur caractère indigne. Qui de nous, en effet et le plus innocemment du monde, n’a jamais établi de corrélations entre des événements parfaitement indépendants par ailleurs mais liés, par exemple, par leur caractère de simultanéité ?

[Un exemple ? En voici un.

Il y a quelques jours, les services de contre-espionnage des Etats-Unis découvrent et démantèlent un groupe d’espions russes sur le sol américain. La description qui nous en est rapportée, donne l’impression qu’il s’agit d’une bande d’amateurs dont les comportements relèvent plus d’une comédie que d’un réseau véritablement dangereux. Impression relayée d’ailleurs par les médias.

Quelques jours plus tard, un échange est organisé et les russes récupèrent
leurs "bras cassés" libérant quatre agents américains, des professionnels confirmés semble- t-il. Apparemment, cet "accroc" à la procédure d’établissement d’un climat "amical" entre les deux nations considérées est traité comme un incident sans importance.

Bien, en voilà une lecture. Serait-il impossible d’en imaginer une autre ? Pourquoi pas ! Voyons un peu. En nous éloignant pour avoir une image plus large de la situation, nous pourrions, par exemple, envisager le fait que ce rapprochement ne plaît pas à tous et qu’il y aurait lieu de le présenter aux "happy few" avec quelques arguments de poids. L’échange de bons procédés devient alors un geste de qualité : quatre "pros" contre une douzaine
d’amateurs. Quasiment une tour contre un pion isolé, de quoi monnayer un appui des plus méfiants, non
 ?]

Comme quoi, tout dépend du regard que l’on pose. Libres d’idées préconçues, les lectures deviennent universelles et les découvertes permanentes. Envisagées à travers le filtre de quelque "a priori", une idéologie par exemple,
il n’y a plus qu’une lecture et parmi toutes les réalités possibles, une seule demeure qui nie toutes les autres. Du possible, voire de l’éventuel,
nous passons au certain… et il ne reste plus qu’à dresser les échafauds.

Comment se constitue cette grille de lecture, toujours la même, rassurante et définitive ? Par étapes ! D’abord, haïr, ce qui permet de rester sourd à toute tentative d’expression différente : l’ennemi ne peut que mentir. Ensuite, instruire à charge : si X rencontre Y, ce n’est que pour préparer une nuisance. Enfin, armé de la certitude que l’autre est le mal absolu, il devient facile de dénoncer chacune de ses paroles, chacun de ses actes comme autant de démarches malhonnêtes puisque partisanes. Coupable par définition, l’accusation allait de soi, l’individu dénoncé ne pouvait que reconnaître sa culpabilité.

Ainsi dans le passé, les procureurs de la Russie stalinienne ont-ils fondé leurs actes d’accusations sur des mécanos de faits, de gestes, d’écrits, soigneusement triés, la plupart sans rapports les uns aux autres. Les
monstruosités résultantes inventaient un univers de traîtrises, de trahisons dont la cohérence ne reposait que sur la réification de fantasmes uniquement justifiés par des idéologies dogmatiques. Au point que le scepticisme même avait le caractère d’une maladie mentale qui ne vous sauvait de la
peine capitale que pour vous enfermer dans un asile.

Parents, vous étiez responsables de la pensée de vos enfants, frères et soeurs, vous ne pouviez qu’en partager la noirceur, amis, vous étiez dangereux parce que vous aviez été soumis au virus et que vous en portiez la possible contagion, simples voisins, vous étiez éventuellement sensibles à l’argumentation de l’ennemi.

Triste époque ? Heureusement, comme l’écrivait Bertold Brecht : "qu’est morte la bête immonde dont le ventre…." Comme est impossible aujourd’hui
l’utilisation de ces méthodes où l’amalgame grossier d’éléments disparates dans le but de détruire un homme pour annuler les propositions
dont il est passagèrement le porteur.

Dieu merci, l’accusateur "au-dessus de tout soupçon" n’a plus d’existence devant les instances de la République où l’indépendance des circuits de contrôles et la liberté des juges sont unanimement reconnues. Finis les temps
où une accumulation de ragots et l’éventualité d’actions répréhensibles suffisaient à envoyer au suicide et au goulag des hommes et des femmes dont l’honnêteté, pourtant, ne faisait pas de doutes. Une douce musique dont les
paroles étaient : "Oui, oui, un tel est irréprochable mais, malheureusement son imprudence, que l’on pourrait pardonner au pékin vulgaire, vous et moi, l’a conduit à serrer des mains dont la malpropreté est évidente aux yeux, bien sûr, des indignés vertueux professionnels et, par voie de conséquence, sa complicité est évidente. Au poste qu’il occupe, il est impardonnable.

D’ailleurs qui peut croire à ses dénégations, qui irait jusqu’à l’innocenter ? Une commission, une Inspection générale ? Mais hélas, trois fois hélas, nous savons bien que les commissaires, les inspecteurs, les procureurs sont aux ordres de leur hiérarchie et que leurs conclusions favorables au coupable sont sans valeur. Seul un groupe indépendant, uniquement constitué des accusateurs, serait en mesure de nous apporter la vérité, c’est-à-dire la tête du déjà condamné !"

Un roman bien sûr. Oui, ce pourrait être possible dans une république bananière, une dictature, la Corée du Nord ou l’Iran mais certainement pas dans un pays de l’Union européenne. Et, en tous les cas, pas chez nous.

LE TRAITEMENT DES ORDURES : MISE IN ŒUVRE

Ces quelques considérations nous permettent maintenant de proposer le "vademecum de la chasse à l’homme". Il présente des caractères universels en ce sens qu’il est applicable sans aucune adaptation particulière à toutes les circonstances. Qu’il s"agisse d’un différent trivial entre voisins, d’une jalousie
élémentaire, d’un mécontentement ordinaire ou d’une opposition idéologique, "ça" marche toujours. Il suffit de suivre à la lettre une procédure si simple à mettre en oeuvre et si "naturelle" que nous en sommes bien souvent acteurs,
sinon victimes, sans même nous en apercevoir.

La cible étant choisie, il faut et suffit de

déterminer sa cible en fonction du rayonnement que l’on entend donner à son opération qui sera toujours qualifiée de réparation
d’un préjudice de caractère social ou républicain ;

choisir avec soin la "population" dont on recherche l’appui indigné. Ne jamais omettre une approche "universelle" qui repose sur l’envie : une position sociale, une situation professionnelle, un avantage patrimonial, peu importe.
Selon la cible envisagée, le niveau à dénoncer doit être à la portée de tous, un salaire moyen si l’effort est d’intéresser les smicards, une jolie épouse, voire une maîtresse jeune s’il s’agit de réunir des pékins vulgaires, le supérieur hiérarchique immédiat pour des subalternes courants. La liste n’est pas exhaustive, il suffit d’apporter un alibi qui exonère tout frustré de sa responsabilité personnelle.

développer le caractère "social" de l’attaque en le liant à la personnalité de la cible à atteindre. La palette des arguments est quasiment inépuisable. Selon les cas, on s’attachera aux signes extérieurs du pouvoir, la richesse prétendue (n’a-t-on pas accusé Maurice Thorez, longtemps secrétaire général du parti communiste française, d’être un capitaliste, propriétaire en secret de l’apéritif Matho dont le nom était formé des deux premières lettres de son nom. Sans doute Byrrh avait donné des idées aux auteurs de la calomnie), l’attitude dénoncée comme méprisante vis-à-vis des "inférieurs", la fréquentation des "riches"… etc… Le meilleur argument est celui qui pourrait
être appliqué à soi-même.

se dédouaner en donnant aux caractères dénoncés des poids variables selon la situation ; ainsi ce qui est pardonnable à l’O.S. devient crime quand il s’agit du contremaître.

prendre bien soin de mettre d’emblée la cible en position de coupable de manière à ce que l’accusation, aussi immonde qu’elle puisse être, soit indiscutable. Rien, en effet, n’est plus difficile que de se laver d’un crime que l’on n’a pas commis. Tout l’art du calomniateur est de faire passer n’importe quel geste, le plus improbable, pour éventuellement vraisemblable avant d’en faire une certitude. La rumeur est l’arme ultime : la cible est désignée, l’auteur introuvable.

Et surtout, accusez, accusez comme si le délit, le crime étaient évidents et prouvés par leur simple mention publique : la dénégation apparaît aussitôt comme une preuve de culpabilité. La technique est connue : ce n’est plus à l’accusateur d’apporter la preuve de la "faute" mais à la victime d’apporter la preuve de son innocence.

Cela fait, si l’attaque est proportionnée à la cible et les arguments de nature à soulever l’indignation vertueuse de la population dont on souhaite acquérir le soutien, le reste n’est qu’une question de patience et d’acharnement. Inutile de citer des exemples, qui d’entre nous en manque ?

Le fin du fin est atteint quand ceux-là mêmes qui sont profondément choqués par les objectifs et les méthodes, reconnaissent des "maladresses" de la victime qui peuvent aller d’un achat pourtant parfaitement légitime dans le cas de chacun à des invitations de natures diverses mais tout aussi légitimes dès lors qu’il ne s’agit plus du gibier poursuivi.

Il arrive que le procédé arrose le ou les arroseurs, il arrive même que l’innocence de la victime soit reconnue. Cela, en fait, n’a guère d’importance, l’objectif immédiatement recherché est atteint : la mise à l’écart temporaire de la cible, sa promotion retardée ou définitivement écartée… etc… Il est d’ailleurs
remarquable que les innocents demeurent marqués alors que les accusateurs même convaincus de manipulation s’en tirent généralement avec les honneurs.

Le piège est universel : s’y opposer, c’est déjà donner un certificat de vraisemblance à l’accusateur. Défendre, c’est accepter implicitement
qu’il y a lieu d’accuser. La "sagesse des nations", ce ramassis de lieux communs et d’indignations vertueuses pudiquement dissimulés sous le voile de l’anonymat, le relève avec "pertinence" : "Il n’y a pas de fumée(s) sans feu(x)" et y ajoute ce conseil :"calomniez, calomniez… il en restera toujours quelque
chose". Notons, au passage que s’il est facile d’inventer des corrélations fantaisistes mais quasiment létales, il est bien moins aisé d’en démontrer l’inanité et plus malaisé encore d’en obtenir une réparation qui dépasse le niveau symbolique.

UN CAS BIEN PARTICULIER : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

De ces généralités auxquelles chacun peut trouver des applications particulières, nous pouvons passer à la réalité quotidienne. Il est intéressant de rappeler les sorts réservés aux divers présidents de la République dès lors qu’on aborde le monde de la rumeur, voire des actes avérés. Sans aller trop loin dans le passé, nous nous souvenons tous des rumeurs dont avaient été victimes monsieur et madame Pompidou, la manière dont monsieur Mitterrand avait géré ses troubles relations avec des collaborateurs notoires et ses comportements discutables proches d’un jardin public. Le couple Chirac, un instant mais un instant seulement, mis en cause à propos d’un héritage. Ce dernier cas est d’ailleurs un cas d’école : certes l’innocence a été clairement démontrée mais la rumeur a été étouffée dans l’oeuf par la maladresse même d’un enquêteur dont le zèle s’est appliqué avec une maladresse si notoire que le quotidien dénonciateur effaça la chose avec célérité.

Mais le cas de notre Président actuel mériterait une étude sociologique des plus sérieuses. Depuis des années, pour des raisons qui échappent au pékin vulgaire, pas un seul de ses gestes, pas une parole qui n’aient été scrutés. Rien, pas une peccadille, parfois des maladresses mineures qui n’auraient pas été relevées chez tout autre.

Alors ?

Alors, "on" joue au billards à bandes : "on" cible ses amis, ses collaborateurs, sa vie privée même. D’abord, une pseudo reconnaissance de sa qualité de dirigeant tout de suite corrigée, avec des regrets bien sûr, par des remarques
désolées sur ses choix de collaborateurs, d’amis, voire d’épouses. A qui d’autres reprocherait- on de fêter sa victoire électorale avec des amis dans un restaurant connu et de se reposer à bord du yacht d’un proche ? Le choix même de l’argumentation révèle à quel point le terrain de la dénonciation est désertique. Il est difficilement attaquable autrement que sur le terrain de l’apparence ? Aucun problème, tout en gardant l’oeil sur son intimité, intéressons-nous à son entourage et à l’actualité.

Réformes ? Ah, l’admirable sujet ! On pourrait reprendre ce passage si fameux d’un discours de Disraéli à la Chambre des communes en réponse au Premier ministre britannique de l’époque : "… Le sujet, le poète, l’orateur ! L’admirable combinaison !..." Monsieur et madame Woerth, pris isolément ou en couple, rien ne leur a été épargné, pardon rien ne leur sera épargné… toujours au nom saint de l’intérêt public. "Nous attendons des explications…", le choeur rassemble des accusations dont la seule preuve ne réside que dans la réclamation de preuves d’innocence (cf., l’amorce de théorie de la pratique de la calomnie politique développée au chapitre précédent). Mais qui a choisi, qui soutient le ministre ? Mais le Président, bien sûr ! Les accusations semblent-elles inconsistantes ? Pas de problèmes (bis) : il suffit de mettre en cause l’impartialité de l’Inspection générale, saluée pourtant à peine quelques jours auparavant par un censeur des plus sourcilleux, le Syndicat unifié des impôts.
Rien n’échappe à la sagacité des pisteurs vertueux qui n’hésitent pas à réclamer une justice "indépendante". Comment ? Il existerait en France, en 2010 des juges dont l’indépendance serait discutable ?

Cela serait risible, si ce n’était dramatique car, au-delà d’une chasse à l’homme, c’est toute l’institution républicaine qui est mise en cause. Après tout, si les plus hautes autorités de la République sont soupçonnables, qu’en est-il du comportement de tous les autres échelons du système ? Puisque la chasse aux sorcières est lancée, pourquoi se limiter à l’Elysée et aux parlementaires de la majorité ? Les Régions et leur appareil seraient-ils, par
avance, déclarés à l’abri de tour soupçon ? Tenez, par exemple, nous citoyens et parmi nous, les Parisiens en particulier, viennent d’être victimes d’un vol de toiles de maîtres d’une valeur totale avoisinant le demi milliard d’euros. Le silence des vertueux défenseurs du Bien public est incompréhensible. Si les millions reversés à madame Bettencourt l’ont été de manière indue, il sera facile de les récupérer mais les toiles, "notre" patrimoine, c’est une autre histoire ! Dans un autre monde, celui, sans doute, où, d’après nos vertueux censeurs, le moindre soupçon conduit au retrait, le maire aurait présenté ses excuses les plus plates aux citoyens. Il aurait accepté la démission que son adjoint la culture n’aurait pas manqué de lui présenter, renvoyé pour faute grave le directeur du palais de Tokyo et sanctionné enfin les différents collaborateurs selon leur degré de responsabilité.

Quand l’adversaire politique est vécu comme un ennemi, quand face à une politique donnée la seule argumentation se présente comme une dénonciation permanente, quand s’opposer revient, en fait, à organiser la rumeur en choisissant avec soin des ragots invérifiables et quand, en fin de compte, on substitue le "c’est vrai et avéré" au "il pourrait être possible", la démocratie est en voie de dissolution.

Serons-nous capables d’arrêter cette décomposition ?

Oui, non ? Cela vaut-il la peine d’essayer ?

Qu’en pensez-vous ?

Romain JACOUD


dimanche 15 août 2010 (Date de rédaction antérieure : juillet 2010).