Comme le nuage de Tchernobyl

Intéressant moment, passionnante époque : en quelques semaines, quasiment à la porte de l’Europe, un régime s’effondre, l’autre traverse une crise sérieuse. Dans l’un et l’autre cas, les observateurs les plus avertisx (quelle que soit la réalité de ce qualificatif), les Etats comme l’opinion publique des pays développés (sous-entendus les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France – le reste du monde, Russie et Chine comprises n’étant là que pour la figuration) ont été abasourdis et complètement pris au dépourvu.


Depuis, analyses, spéculations, prévisions, lecture dans le marc de café et brillantes communications de considérations stratégiques se succèdent. "On" baptise à tour de bras et l’on reconnaît (oui, une reconnaissance qui rappelle la démarche des parents à l’Etat-civil après une naissance) comme "révolutions" des démarches qui ne sont en fait que des explosions irrésistibles de "ralbol" collectif. Certes, ici et là, des oppositions se manifestent mais elles ne sont, en fait, que l’expression collective d’une lassitude généralisée au point d’en être devenue insupportable. Malgré une certaine symétrie dans le déroulement des événements, les "milieux bien informés" (autre expression du terroir géopolitique dont le sens, s’il existe, aurait intérêt à être précisé) semblent se donner pour objectif de convaincre les pékins vulgaires (nous) qu’il n’y a pas le moindre point commun entre les situations tunisiennes, égyptiennes, voire algériennes, marocaines, yéménites et autres exotismes de banlieue.

En fait, il existe une similitude dont l’importance est d’autant plus grande que ses racines, si elles ont donné des pousses visibles dans tous ces pays, semblent également se développer un peu partout, y compris dans nos "douars" d’origine. Ses racines ? Mais quelles racines ?

Pour parler crûment, le divorce de plus en plus apparent, de plus en plus commun, de plus en plus général entre les "administrés" et les "administrateurs". Personne semble-t-il n’y échappe ; il suffit d’être en charge d’une responsabilité, serait-ce la plus élémentaire, pour que le virus frappe. Les exemples sont à ce point nombreux et à tous les niveaux qu’on ne sait lequel, lesquels, offrir. A la moindre remarque, quels qu’en soient l’objet et l’origine, mille réponses toujours exonérantes. Des juges laissent sortir des criminels notoires, une secrétaire vous fait revenir dix fois en rejetant un dossier, une entreprise ne remplissant pas l’objet de son contrat, une école qui ne réussit qu’à fabriquer des générations d’inadaptés…, tous ces rouages irresponsables clament avant même que la réclamation ait été exprimée : "on" y est pour rien, c’est la faute à l’Etat, il nous faut "des locaux, des crédits, du personnel".

En fait, c’est en amont de ces incidents, si quotidiens qu’ils en sont la banalité , que naissent ces attitudes dont le recours constant au "parapluie protecteur" constitue l’unique et permanent bouclier.

Mais si le phénomène est à ce point général, s’il semble n’épargner aucune association, aucune institution, aucune entreprise, aucune administration, aucun service public, aucun pays même s’il est des peuples plus patients que d’autres, c’est qu’il existe quelque part un vice de forme au niveau le plus radical.

En effet, si nous nous donnons la peine d’analyser quelque peu la nature commune et permanente des dysfonctionnements observés, nous retombons toujours sur le même obstacle. Celui de l’état d’esprit initial avec lequel s’est créée la structure inventée, conçue pour ne répondre qu’à la question "comment ?". Le geste seul compte et il n’existe dans ce schéma aucune place, aucun moment où l’existence de celui, de celle, auxquels il s’adresse puisse être pris en compte. Il n’y a pas de place pour le "pourquoi ?". Aux beaux temps de l’URSS triomphante, le citoyen soviétique résumait la situation en deux mots : la question posée au guichetier "patchemou ?" –en russe phonétique, "pourquoi ?" et la réponse "patamou !" –en russe phonétique, "parce que !"

Dans la mesure où une contestation, même timide, conduisait dans les caves de "la Loubianka" (cet immeuble connu comme le plus élevé de Moscou puisque de sa cave on pouvait voir la Sibérie, disait-on) dont on ne sortait que déporté (mais au moins vivant) ou fusillé, l’opposition s’exprimait "in petto" dans une discrétion totale ;

Bref, en un mot comme en cent, le vice de forme n’est autre que l’absence de communication entre citoyens et appareil de gestion, entre clients et fournisseurs, entre soignants et patients, entre guichetiers et assujettis, bref entre tous ceux qui jouissent d’une parcelle de pouvoir et les autres, même si la plupart d’entre endossent successivement l’un et l’autre manteau.

C’est la société du "comment" ! La Tunisie, l’Egypte, etc… ne sont que des avertissements du chaos qui nous attend si nous ne tentons pas le pari de l’évolution.

En supposant que l’idée soit défendable et l’évolution en cours, bien engagée, y aurait-il un moyen d’échapper à cet avenir qui semble déjà inscrit ? Cela vaut, indubitablement, la peine de s’y intéresser.

COMMENT ?

Il n’est pas de société qui ne se soit établie pour répondre à un "à quoi ça sert ?" . Nous en avons traité à plusieurs reprises lorsque nous nous sommes posés des questions sur le fonctionnement d’une société "taylorienne" organisée selon le règles d’un réseau booléen. Notre histoire bâtie sur la nécessité de fabriquer à chaque instant l’outil le plus performant nous a imposé de construire un type particulier d’organisation.

C’est quasiment une fatalité productive qui nous a mené sans cesse à trouver la structure correspondante et à l’améliorer constamment. Fabriquer, fabriquer mieux, fabriquer de plus en plus, fabriquer pour une clientèle de plus en plus nombreuse, nous a conduit d’un monde d’artisans, à un environnement d’ateliers mécanisés puis à l’usine et aux conglomérats. Cependant, tout au long de cette évolution, le maître-mot qui sous-tendait notre mouvement de progrès n’a pas varié. Ce mot "comment ?" a été à la base de toutes les réponses que nous avons inventées.

"Fabriquez… ceci, cela, des chemises ou du vin, des fusils ou des voitures, des machines à laver ou des chaussures !" disait le "patron" et tous les participants, quelle que soit leur place dans le système, de répondre en chœur : "Oui, chef ! Comment ?" La réponse parvenait sous forme d’ordres qui désossaient l’ordre initial, global, quasiment formel, en une multitude d’ordres élémentaires qui finissaient pas être exécutés les uns après les autres au long d’une chaîne de fabrication. Cette réduction –de l’ordre global en ordres élémentaires exécutables- dans sa forme la plus épurée a été proposée matériellement par un monsieur Taylor. Elle s’opérait tout au long d’une organisation hiérarchique parfaitement décrite par la mise en place d’un réseau booléen. Un chef au sommet couronnant une organisation à échelons multiples, distingués par la compétence des hommes et des femmes qui les occupent partant du plus compétent, ou supposé tel, au moins compétent. Chacun, chacune à leur place simplifiant l’ordre de moins en moins complexe qui les atteignait en une série d’ordres, plus simples encore, distribués à leurs subordonnés immédiats, à charge pour ceux-ci de continuer le processus jusqu’à la simplification ultime, c’est-à-dire au geste exécutable.

Une seule forme de communication était permise par ce système : verticale, du sommet à la base et son contenu, immuable, était un ordre dont la complexité diminuait à mesure qu’il se rapprochait de la base. Par construction, cette atomisation du message initial "fabriquez…" ne permettait qu’une seule réponse, l’exécution de l’ordre élémentaire. A chaque échelon, à chaque degré plutôt, la compétence de l’agent était "inférieure" à celle de son prédécesseur dans la hiérarchie et "supérieure" à celle de son successeur. Cette dissolution échelonnée de la compétence conduisait ipso facto à la surdité de la hiérarchie pour toute remarque issue de tout échelon inférieur, ceci de la base au sommet. Qu’attendre, en effet, d’un subalterne moins compétent que soi par construction même du système ?

Cette vérité d’évidence était à ce point inhérente à la structure que la considération du contenu d’un éventuel message de la base au sommet était impensable. Tout mouvement ayant pour objet de se faire entendre ne pouvait donc être qu’inspiré par des agitateurs extérieurs et, par conséquent, l’œuvre de forces malveillantes. Il a fallu même attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour que le fait syndical soit complètement intégré comme une donnée sociale indiscutable. En fait, cette société du "comment ?" constamment occupée à faire, à fabriquer, gouvernée par l’obligation de "vendre ou de périr" est une société de l’instant où l’avenir n’excède jamais les cinq ans à venir. Un laps de temps si court qu’il ne peut donner lieu à la considération d’objectifs à long terme. Aujourd’hui, demain, le souvenir d’hier ? Une société à court terme, un monde uniquement tactique.

POURQUOI ?

Nous assistons aujourd’hui au lent délitement de la société du "comment ?". Le sentiment d’appartenance semble se dissoudre, il ne se manifeste plus que par nos mains tendues ou nos recours aux différents guichets ouverts par la puissance publique. Il apparaît d’ailleurs que cette fonction distributrice rend un nombre de plus en plus grand de citoyens indifférents à la "chose publique". Ce n’est même plus l’Etat-providence, c’est la civilisation du guichet universel à partir duquel s’exercent des missions réduites à la plus simple expression : fournir des objets de consommation. Pêle-mêle, nous y trouvons aussi bien les permis de conduire que les titres universitaires, le remboursement de nos frais de santé, le RMI, le RSA, les indemnités de chômage et, de manière régulière, des propositions apparemment démocratiques, les élections.

Cet assemblage dont la gestion n’est même plus à l’échelon de la Nation (puisque la quasi totalité de l’appareil réglementaire est entre les mains d’une bureaucratie technocratique irresponsable à prétention européenne) conduit à un ensemble quotidien de mesures qui présentent rarement ne serait-ce qu’un semblant de cohérence au niveau même le plus élémentaire.

Il n’est pas de secteur de la vie où l’impuissance de tous, individuelle ou collective, ne saute aux yeux de chacun. Tout est devenu "objet de consommation". L’éducation, la Justice, la santé, l’alimentation, le logement, le travail lui-même… quant au moteur, l’argent, ce n’est plus un carburant, c’est l’objet ultime . Tout le système est en panne. Plus grave même, il apparaît chaque jour complètement inadapté à la résolution des problèmes que posent nos existences quotidiennes.

Le "pourquoi ?" implicite qui sous-tendait notre structure du "comment ?" a perdu son sens après des millénaires où il avait généré ce mouvement général d’évolution que nous avons fini par désigner sous le nom de progrès. Progrès que, tout récemment, un siècle et demi tout au plus, nous avons décliné en progrès plus particuliers, social, économique, scientifique, technique, technologique, artistique dans tous les domaines de la vie. Apparemment, les conquêtes qui semblent s’offrir à nous ressortissent toutes de l’amélioration sans plus. Que ce soient des propositions de mise au point d’outils plus performants (ainsi des moteurs plus puissants et moins gourmands en carburants alors que par ailleurs nous limitons les vitesses autorisées, des machines à laver le linge à programmes de plus en plus complexes alors que la quasi totalité des utilisateurs et utilisatrices se contentent de deux d’entre eux… etc) ou d’objets dont l’utilité n’est soutenue que grâce à des campagnes publicitaires, l’imagination est de moins en moins au pouvoir.

En un mot comme en cent, le "comment ?" n’est plus un moteur d’évolution. De plus en plus souvent, face à des événements, à des propositions, à des états de choses, la question qui nous agite est plus celle de "l’à quoi ça sert ?". Mais le carcan de notre structure nous empêche même de la formuler bien que la nécessité dans un contexte opérationnel nous en soit suggérée par notre environnement économique, social et sociétal. Pourtant, tous, à des degrés divers certes, nous sommes dépourvus d’un espoir d’avenir qui se décline autrement que par la possession de biens dont l’accumulation est un héritage d’un passé révolu dans l’expression même de nos désirs.

C’est parce que notre organisation a dépassé son "à quoi ça sert ?" que le besoin commence à se faire sentir d’en découvrir un autre. Et ce chemin vers un avenir qui ne soit pas celui d’une accumulation de ruines qu’il est temps de se poser la question du "pourquoi ?" de notre groupe. Nous ne survivrons que si nous commençons par là. En admettant au passage que notre passion d’Eros l’emporte sur la tentation permanente de Thanatos !

DU COMMENT AU POURQUOI

Bonne question ! Mais à laquelle il est d’autant plus difficile de répondre que le "pourquoi ?" précédent s’est formulé implicitement. La survie de l’espèce constituait un "pourquoi ." d’une telle évidence que seul le "comment ?" s’est imposé dès le premier instant. Inventer un autre "pourquoi" ne sera pas l’affaire d’un génie charismatique qui parviendrait à convaincre son entourage car cette humanité-là se retrouverait exactement dans le schéma précédent. La groupe serait ainsi conduit vers une structure hiérarchique identique à la précédente ou seuls les "chefs " auraient changé… ce que nous avons coutume d’appeler une révolution.

La considération des "pourquoi ?" avant de parvenir à un "pourquoi ?" synthétique est une affaire de longue haleine qui exige un comportement particulier de chaque individu.

[Prenons un exemple : l’éducation, par exemple, et posons-nous la question de son "pourquoi ?". Autrement dit, à quoi devrait servir l’école ? Peu importe la réponse actuelle qui, dans sa forme présente date de Jules Ferry, dont le projet a été défiguré par un siècle de tâtonnements tactiques. Le problème posé est simple à l’origine : il s’agit de préparer un petit ou une petite de l’espèce à survivre dans un monde de plus en plus complexe. Il s’agit donc de permettre à un enfant de s’intégrer à un groupe. Au niveau le plus élémentaire, il faut commencer par lui apprendre à appréhender aussi bien le monde matériel que la relation socio-sociétale et à gérer ses rapports avec ses semblables aussi divers puissent-ils être. L’acquisition des instruments de la communication, c’est-à-dire la maîtrise des moyens, est le premier stade à atteindre. Parler, écrire, lire, écouter, observer, rendre compte des observations, les utiliser. A ce stade où la manipulation de l’outil est prioritaire, sa présentation doit être constamment accompagnée de la justification de son utilisation : pourquoi écrire, pourquoi compter, pourquoi observer, bref pourquoi communiquer ? Ou, si l’on préfère une autre formulation, "à quoi ça sert de… ?". Soit dit en passant, tout le comportement du maître s’en trouvera bouleversé, obligé qu’il sera de donner un "pourquoi ?" à chacune de ses démarches. L’oblitération, pas à pas, du "patchimou-patamou" si délicieusement soviétique que nous avons cité plus haut ; et l’introduction parallèle d’une démarche critique fondée sur un "pourquoi ?" permanent. Un enseignement, une formation, qui ne reposent pas sur une logique opérationnelle, tournent vite à l’exposé d’un mode d’emploi desséchant. C’est la porte ouverte au dogmatisme, à l’explication, à la dictature de la "vérité", donc à la stagnation puisqu’elle nie que l’on puisse s’interroger sur son bien fondé. Le totalitarisme ne prend pas toujours des formes violentes, il peut être caractérisé par l’intériorisation d’une démarche de renoncement.]

L’exemple que nous avons choisi et la place qu nous avons accordée à la communication n’est pas l’expression d’une idiosyncrasie. S’il est une donnée qui caractérise le délitement en cours de la société taylorienne, c’est la rupture, un peu partout sur la planète, de la relation entre dirigés et dirigeants. Socialement, elle se manifeste aussi bien en entreprise où le personnel, souvent, ne vient plus que pour assurer sa paie, que dans la relation entre les professionnels de la politique et les citoyens (on n’ose plus dire les électeurs), l’administration et les "assujettis. La Tunisie, l’Egypte, tous ces pays où les citoyens sont muselés n’en sont que d’autres exemples. Les commentateurs parlent un peu vite de "révolutions" alors qu’il s’agit bien plus d’une révolte dont l’origine est le sentiment profond d’abandon qui pousse ces multitudes au désespoir. Il n’est pas impensable qu’une fois de plus, l’apparence prendra un air de "neuf", quelques mesures sociales seront prises mais le fond, l’absence d’écoute, bref l’indifférence des dirigeants, ne manqueront pas de se rétablir après que quelques têtes aient été sacrifiées, moins voyantes peut-être mais ce n’est même pas sûr.

Il ne s’agit pas d’une démarche utilitariste mais, indubitablement d’une démarche utile en ce sens qu’elle libère l’être humain de la dictature d’une compétence mesurée par l’accumulation de savoirs et le conduit à questionner la réalité des valeurs socio-sociétales. C’est le premier pas vers l’autonomie. Ce qui vient d’être dit des premières étapes devra être étendu à la suite, toujours dans cette optique de questionnement. Philosophie, mathématiques, physique, littérature, arts, sciences de la vie, du comportement, toutes ces disciplines ne pourront plus être présentées comme les fondements d’une culture taylorienne.

Notons qu’un tel comportement conduit immanquablement à la synthèse de la parole et du geste, c’est-à-dire au lent effacement de la distinction entre l’acte manuel et l’acte intellectuel pour ne plus considérer l’un ou l’autre mais de comprendre, enfin, qu’il n’est pas d’action sans pensée pas plus d’ailleurs que de pensée sans action. A moins de réduire l’Homme à être moins qu’une machine, puisqu’il existe déjà des machines auto adaptables ; c’est-à-dire, intelligentes.

Cette irruption du "pourquoi ?" dans la moindre démarche humaine entraînera peu à peu une modification des comportements. Rien ne pourra plus être entrepris, déjà au niveau individuel, sans que son "pourquoi ?" n’aura été envisagé. Et ces "pourquoi ?" constitueront peu à peu l’ossature d’une vision, c’est-à-dire l’introduction de la politique comme fondement de toute entreprise. Individuelle, elle deviendra collective tout en conservant constamment ce double caractère. Et ces bouleversements toucheront aussi bien les entreprises que l’Etat et la société dans son ensemble. Et nous serons bien obligés d’accepter la responsabilité d’être sociétaires.

S’il est possible d’envisager les grandes lignes d’une organisation sociale dont l’objectif sera stratégique (eh oui, la stratégie réapparaît dès lors qu’il s’agit de formaliser une politique en projets), la tactique étant réintroduite au niveau du passage à l’action, son établissement, son évolution, les comportements qui la permettront et qui seront eux-mêmes réévalués de manière permanente, se construiront pas à pas sans qu’il soit possible de prévoir les mécanismes qui les organiseront.

Le terrain est inconnu. Certes, ici et là, dans l’histoire de l’humanité, à la suite de catastrophes qui ont détruit des civilisations, des situations de ce type peuvent être observées. Cependant, la tendance générale d’un monde consacré à "l’amélioration de l’outil" renvoyait la groupe vers une organisation hiérarchique.

Les besoins socio-sociétaux actuels ne s’inscrivent plus dans ce schéma. C’est notre chance. Peut-être saurons-nous la saisir aussi détestable qu’il puisse être d’être obligé de modifier des comportements acquis au cours de millénaires. Une modification qui demandera des siècles sans doute. Alors, bon courage et commençons, le plus tôt sera le mieux.

Qu’en pensez-vous ?


jeudi 14 avril 2011 (Date de rédaction antérieure : février 2011).