Gestion des risques

Attentats terroristes, transports, cambriolages, épidémies diverses..., la liste serait longue, si elle se voulait exhaustive, des circonstances et des événements soumis à l’existence de risques éventuels, voire à la création voulue de risques.
Dans la mesure où le risque est généralement synonyme de perturbation, voire d’accident, les mécanismes individuels et collectifs de recherche d’exonération des responsabilités ont inventé des démarches protectrices qui vont de la manipulation quotidienne des truismes au recours à la fatalité dans une ambiance où l’ambiguïté le dispute à la recherche spontanée du bouc émissaire.
Il n’y a pas si longtemps encore, le risque était géré de manière individuelle, quasiment anonymement. Il semble bien, aujourd’hui, que nous assistons à un phénomène de collectivisation qui a pour résultat de substituer aux marges d’action individuelle, un système structuré d’essence collective.
Voilà de quoi intéresser les "Humeurs stratégiques"


ENTRE ATTIRANCE ET RÉPULSION

"...Il a le goût du risque, il a horreur du risque, il y a trop de risques, seul le risque paie, il faut savoir prendre des risques, c’est un risque-tout, il a tout risqué et il a tout perdu, le risque zéro n’existe pas... etc..." Bref, il n’est pas d’instant, pas de locution, pas de moment dans la vie, où la mention d’un risque ne revienne, lancinante, inquiétante, permanente, anxiogène même (pour faire "chébran").

Le risque ? Mais pour quoi faire ? Une manière universelle, probablement, de nous rappeler que quelque geste que nous fassions, il nous est impossible d’en prévoir toutes les conséquences, qu’elles soient généralement lointaines mais, plus souvent que nous ne le pensons souhaitable, immédiates. Le risque est donc la notion (?), le sentiment (?), la certitude (?) qu’il existe une part d’inconnu irréductible dans toute activité humaine.

Cette constatation d’expérience quotidienne née du premier geste du premier humain est tellement ancrée dans notre acquis comportemental que nous ne savons même plus comment faire face aux conséquences qu’elle entraîne, apprivoiser cette "étrangère", en quelque sorte. Selon nos caractéristiques person-nelles, au cours de l’exploitation de nos curiosités, nous pouvons observer que nous som-mes partagés entre des sentiments forts et contradictoires où s’entrechoquent l’attirance et la répulsion. Les comportements d’êtres différents, voire du même, sont gouvernés, généralement successivement, parfois simultanément, par cette constante dialectique. C’est ainsi que nous décrivons les uns comme des "preneurs de risques", les autres comme des "réalistes", le tout sur fond d’adjectifs comme "inconscients" et "timorés" selon nos propres ressentis.

Nous, notre environnement, les développements intérieurs des uns et des autres, ne connaissent pas de stagnation. Nous pouvons régresser, progresser, oui, stagner, non, physiologiquement impossible. Le temps qui passe n’est pas un fruit de notre imagination mais la matérialisation des "clics" d’une horloge biologique. Chaque instant est nouveau et porte sa part d’imprévisible. La notion de risque ouvre la porte à l’établissement d’une échelle qui devrait nous permettre de quantifier cette part d’inconnu dans le but de nous rassurer.

A l’origine probablement, une incapacité d’imaginer les places respectives du passé, du présent et de l’avenir dans notre appréciation de l’univers aussi bien affectif que matériel dans lequel nous opérons. Nous essayons, vainement la plupart du temps, de construire une chaîne dont le dernier élément, le futur, devrait se prévoir à partir d’un examen attentif des deux précédents.

C’est ainsi que toutes les lectures du passé et du présent s’organisent autour d’interprétations (vivement baptisées "explications") dont le rôle, illusoire en fait, serait de nous permettre de réduire "le plus possible (?)", la part d’inconnu qui caractérise le futur.

Illusoire ? Sans aucun doute ! Il n’existe pas, il ne peut exister de situations identiques (même deux jumeaux ne présentent pas autant d’identité que nous voudrions le croire, le voir et l’expérimenter). Nous, notre environnement, les développements intérieurs des uns et des autres, ne connaissent pas de stagnation. Nous pouvons régresser, progresser, oui, stagner, non, physiologiquement impossible. Le temps qui passe n’est pas un fruit de notre imagination mais la matérialisation des "clics" d’une horloge biologique dont le rythme, s’il paraît individuel, ne varie pourtant que de quelques battements. Evoluant, chaque instant est nouveau, chaque instant porte sa part d’imprévisible et la notion de risque ouvre la porte à l’établissement d’une échelle qui devrait nous permettre de "mesurer", c’est-à-dire de quantifier, cette part d’inconnu, dans le but probable, de nous rassurer. Encore que cet aspect d’un mécanisme de "réassurance" individuelle et / ou collective demanderait à être sérieusement questionné.

À cet égard, la doctrine prêchée par le Bouddah, est une tentative de minimisation du risque par réduction drastique de la "génération de nouveau" en se bornant aux gestes les plus élémentaires, la loi étant celle de l’immobilisme absolu. Il serait d’ailleurs intéressant d’examiner cette démarche de près dans la mesure où la survie individuelle du "croyant" est assurée par le "sacrifice" quotidien des non-croyants qui s’exposent aux responsabilités créées par les prises de risques dont le sujet se refuse à assumer la paternité.

Dans une autre lecture de la vie, nous pourrions considérer que l’évolution dont nous sommes des objets (passifs comme le sont tous les objets) dans la réalité actuelle, est le fruit de nos désirs. C’est accepter l’idée que nous som-mes responsables d’un futur que nous construi-sons, loin d’être les victimes d’un destin qui nous dépasse. Nous passons ainsi de l’état d’objets à l’état de sujets. Cela signifie que nous sommes porteurs de cet avenir, de ce futur, aux développements desquels nous parti-cipons activement sur tous les plans, individuel et collectif. Vu sous cet angle, le risque devient une part intégrée (intégrante même, peut-être) de nos vies dans leur aspect le plus quotidien. Les conséquences en sont multiples, essentiel-les même, dans la mesure où elles modifient radicalement les sources de nos comportements.

L’adage, le truisme, plutôt, selon lequel "le risque zéro n’existe pas" dont le caractère exor-ciste se mélange au recours à la méthode Coué, devient ipso facto une incantation sans signification. Il pourrait être avantageusement remplacé par le rappel permanent que le risque est la manifestation première de la vie.

GERER, CERTES ! MAIS GERER QUOI ?

Voilà donc un autre regard sur le risque, cette part d’inconnu qui fait partie de chaque mouvement, de chaque décision, de chaque projet, dès lors qu’ils sont entrepris. Ce regard est différent parce que de l’éventualité nous passons à la certitude. En effet, le problème qui nous est posé acquiert une dimension supplémentaire. Jusqu’ici quand nous envisageons une opération quelle qu’elle soit (la fabrication d’un engin nouveau, l’invention d’un système, le choix d’une politique, une intervention sani-taire, une construction intellectuelle, etc...), à un moment donné nous ajoutons des éléments qui ne sont pas automatiquement inclus dans nos raisonnements initiaux. Généralement, toute opération est la somme ou la superposition d’éléments de base et une fois assemblés, nous nous interrogeons sur les risques qui peuvent accompagner le fonctionnement de l’ensemble. Il est beaucoup plus rare, c’est le fruit d’un autre regard, que nous analysions le risque porté par chacun des éléments pris isolément, puis celui qui naît des synthèses à mesure que le système prend forme. Ce type de fonctionnement qui n’envisage que l’inconnu final conduit à une gestion particulière du phénomène : nous n’attachons en fait de l’importance qu’aux conditions optimales de la mise en œuvre d’un système achevé et, par consé-quent, nous n’envisageons que les "inconnus" relatifs à cette mise en œuvre.

... mais nous ne savons généralement pas envisager les risques nouveaux créés par ces modifications subtiles d’un environnement dont nous ne savons pas évaluer les évolutions, pas plus que nous ne savons envisager
leurs conséquences.
Nous avons un regard et un suivi statiques que nous appliquons sans nous en rendre clairement compte à un environnement qui ne cesse d’évoluer.

Certes, en étudiant chacun des composants, nous tentons de les rendre fiables autant que nous pensons qu’il est en notre pouvoir cependant notre regard est partiel et partial. Nos interventions, aussi pertinentes qu’il est possible d’imaginer, demeurent ponctuelles et, par conséquent, statiques. Elles ne projettent pas sur le fonctionnement de l’ensemble, la globalité des conséquences qu’un dysfonction-nement, apparemment limité et ponctuel, peut déclencher.

Nous citons souvent cette chanson du foklore américain qui remonte à la guerre d’indépendance et qui raconte que : "...faute d’un clou, un cheval a perdu un fer ; faute de ce fer, un messager n’est pas parvenu à sa destination en temps utile ; faute de ce retard, le message n’a pas été lu en temps ; à cause de ce temps perdu, une bataille a été perdue ; cette défaite a retardé de multiples opérations ; ces opérations qui devaient créer des conditions particulières en vue d’une bataille décisive n’ont pu être exécutées sous la forme prévue initialement ; ... bref, la guerre a été perdue..." Pourtant, le clou fut trouvé, le fer remplacé, etc... !

En somme, nous savons (peut-être croyons-nous simplement savoir...) analyser les conditions de fiabilité d’un élément, celles de l’en-semble des éléments une fois "soudés", nous savons déterminer quel est l’élément responsa-ble d’un dysfonctionnement, nous sommes sou-vent en mesure même de réparer le dysfonc-tionnement de l’ensemble mais nous ne savons généralement pas envisager les risques nou-veaux créés par ces modifications subtiles d’un environnement dont nous ne savons pas évaluer les évolutions, pas plus que nous ne savons envisager leurs conséquences. Nous avons un regard et un suivi statiques que nous appliquons à un environnement qui ne cesse d’évoluer sans nous en rendre clairement compte.

Nous nous préparons à tout... ce que nous pouvons prévoir... ! Ce que nous avons prévu, nous y sommes préparés ; à la limite même, nous pourrions dire que l’inconnu ayant été décrit, l’opération ne présente plus de risques... et c’est justement là que le drame prend ses racines car, par construction, nous sommes incapables de discerner la non-conformité de l’événement anodin, porteur pourtant de l’aver-tissement d’un futur dysfonctionnement majeur. Que reste-t-il alors à gérer que nous ne pou-vons envisager avec nos lunettes actuelles ?

LA GESTION DES RISQUES

L’examen attentif des circonstances qui ont précédé et accompagné une gestion insuf-fisante des risques (pour tout dire, le passage du risque à sa réification, le dysfonctionnement ultime) conduit généralement aux deux mêmes observations :
- le maillon faible est toujours l’être humain ;
- tout dysfonctionnement majeur a été précédé de dysfonctionnements mineurs, même si les éléments concernés semblent avoir été "consolidés" en leur temps.

S’il apparaît possible, et généralement accessible, de rendre les éléments d’un ensemble de plus en plus fiables, s’il apparaît faisable de passer d’une fiabilité quasi totale des éléments à une fiabilité acceptable de l’ensemble, il est illusoire d’essayer d’envisager une protection globale qui pourrait gérer ce qui est imprévu dans la mesure où toute notre philosophie de la prévention s’articule autour de l’idée générale de la cure aussi immédiate que possible : nous ne savons pas prévoir, nous ne savons que réparer.

Notons au passage, que cette proposition est vraie dans de multiples domaines, pratiquement tous où s’exercent les activités humaines d’ailleurs. Qu’en est-il de la santé où nous n’avons jamais su prévenir puisque notre système de sécurité sociale ne s’occupe pas de gérer la santé mais de saisir la maladie au plus tôt. Qui nous enseigne les différentes hygiènes, alimentaire, corporelle, affective ? Où, quand ? Est-ce si différent et lointain de tous les autres aléas de notre existence ?

Posé dans ces termes, il semble que le problème du risque se présente comme une com-mode à tiroirs. Le premier est celui de l’évaluation des dysfonctionnements possibles avant même qu’un ensemble ait été conçu. En l’occurrence, le simple énoncé des objectifs que nous nous proposons d’atteindre en inventant un système donné conduit à l’établisse-ment d’une liste quasiment exhaustive des risques potentiels. En termes opérationnels ; cela signifie que la plupart d’entre eux seront pris en compte structurellement au cours de la réalisation et que leur éventualité sera intégrée au mode de fonctionnement de l’ensemble.

L’architecture nous fournit une excellente illustration de ce propos. Considérons la sécurisation des ouvertures comme une opération de gestion des risques. le mécanisme intellectuel qui a conduit à nos conceptions actuelles est un exemple frappant d’une succession de raisonnements où la recherche de sécurité apparaît comme le fruit d’un comportement analytique. La maison - la caverne initiale - ne comporte pas de fermeture, nous y avons donc superposé un rocher protecteur, puis à nos cons-tructions de toutes natures, nous avons ajouté, toujours en superposition, la porte avec tous ses avatars ultérieurs, serrures, antivols, etc... Mais jusqu’ici, il ne semble pas que nous ayons envisagé la fermeture comme un élément intégré de la conception architecturale. Nous avons su faire évoluer les formes, les matériaux, les organisations des espaces intérieur et extérieur, nous n’avons pas, semble-t-il , envisagé une autre manière de considérer la sauvegarde de l’intimité en l’intégrant à nos édifices au moment même de leur conception. Ainsi, par exemple, nous aurions pu inventer des portes et des fenêtres coulissantes dans les murs. Une telle approche présenterait au moins deux avantages. Le premier, c’est qu’une obturation ainsi conçue rend son viol nettement plus difficile tout en permettant une sécurisation plus simple. La deuxième, évidente à tous ceux qui se sont trouvés coincés par le battant au moindre transfert d’un objet encombrant, c’est justement la libération de l’espace d’ouverture.

Toujours au quotidien, la mécanique de libération des voies urbaines dès que deux feux de circulation se suivent d’une dizaine de mètres. Qui a conçu, qui s’obstine à libérer le premier des feux (dans le sens du flot des voitures) avant le second, créant ainsi un bouchon structurel et, par conséquent, permanent ?

Autant de remarques appliquées au niveau le plus élémentaire de la gestion des risques qui laissent à penser que les situations plus complexes ne donnent pas lieu à des examens non-conformistes.

Le second tiroir sera celui relatif à la mise en œuvre humaine du suivi du fonctionnement. Celui-là demande un traitement particulier qui s’appuie sur le fait qu’il n’est pas de procédure routinière qui ne soit, en soi, lassante. Et cette lassitude, subtile, née de l’habitude, en porte les dangers. Aussi ne peut-elle être combattue que par un œil extérieur, l’œil d’un Huron, tantôt incompétent, tantôt hautement spécialisé (tout dépend du domaine envisagé), curieux et questionneur, porteur de ce "pourquoi" enfantin dont nous agaçons les oreilles des adultes entre trois et douze ans. Certaines entreprises, rares mais intelligentes, ne manquent pas de recourir aux services de ces insatisfaits par construction.

[Il n’y a pas très longtemps un vol commercial s’est abattu parce que l’équipage ne recevait plus aucune information de ses instruments de bord. La raison ? Au cours du nettoyage approfondi qui précédait la remise en service de l’appareil, l’équipe de nettoyage avait obturé toutes les ouvertures susceptibles d’être noyées au lavage à grande eau... ; cela fait, l’opération inverse avait été omise, l’avion devenant aveugle. Un certain nombre d’accidents prennent leur origine dans des erreurs de ce type, anodines, triviales même, seule ; leur négligence se transforme en catastrophe majeure.]

Mais dans un cas comme dans l’autre, tout ce qui n’est pas à 100% conforme, doit être retenu, analysé, vérifié au delà du simple rôle immédiat. Souvent, c’est en recourant à la redondance des censeurs, capteurs et instru-ments de mesure ou de relais que nous pen-sons nous abstraire de ces regards. C’est une erreur car si nous guettons l’éventualité de l’accident, nous sommes souvent insensibles aux conséquences d’un incident mineur pour-tant immédiatement saisi et réparé comme aux associations inattendues de dysfonctionne-ments élémentaires. La plupart du temps, c’est après l’accident que nous constatons, au moment de l’analyse approfondie des circonstances que la catastrophe a été précédée de multiples signes.

Le dernier tiroir est celui de la recherche des "épidémies" possibles. Nous désignons ainsi, les effets pervers que créent certaines décisions que nous croyons spécifiques . Elles exercent, pourtant, des influences dans des domaines que notre regard, attaché à la résolution d’un problème particulier, ne peut imaginer qu’ils puissent être concernés.

Le développement du terrorisme est sans aucun doute le sujet majeur de la préoccupation des forces de l’ordre. Pourtant, il ne semble pas que notre appareil de sécurité aie reconnu ce qu’il y a d’effroyablement commun dans en l’occurrence avec tous les phénomènes de transgression de l’ordre social. Le heurt entre des structures locales de réseaux systémiques et la structure unique de réseau hiérarchique qui nous organise. L’attentat de New-York, celui de Madrid, sont autant d’exemples de l’incompré-hension des services responsables en ce qui concerne cet aspect nouveau de la gestion des risques. Deux fois encore, l’après-attentat a été géré avec succès, les filières remontées, les responsables poursuivis, certains d’entre eux arrêtés peu après les opérations - les "sacrificiés" exceptés, bien sûr.

Depuis le début, nous avons inventé un Ben Laden, un Al Quaïda, conformes à notre analyse des groupes. Nous ne parvenons pas à concevoir que ces entités n’existent que dans la projection de nos propres méthodes. Pourtant, quelques esprits, moins sclérosés, plus curieux peut-être, que la plupart, ont tenté d’attirer l’attention des responsables sur l’aspect "cellulaire" des opérations aussi bien dans le choix des cibles, que dans la conception des actes et leur exécution. Croire que nous avons en face de nous une organisation taylorienne, dirigée, coordonnée, des opérations exécutées par une "armée" quasiment classique et pilotée par un Etat-major tout puissant, mobile, en liaison constante et directe avec le terrain est une ineptie intellectuelle qui ne résiste pas un seul instant aux constatations les plus élémentaires qui peuvent être faites sur le terrain. Nous sommes bons pendant, les soins, et après, le démontage de l’opération. Nous sommes nuls, avant. Pourquoi ? Parce que nous ne savons pas nous préparer à l’inat-tendu, parce que nous négligeons les incidents mineurs. Nous sommes incapables de saisir le "désordinaire" parce que notre regard ne s’atta-che qu’à des développements statiques. Un impétrant pilote qui ne s’intéresse même pas au décollage et qui se borne à apprendre à tenir un avion sur une trajectoire, puis à le manœu-vrer, sans penser à un atterrisage. Rien que de très normal, banal même. Des déplacements permanents entre le Maroc, le Moyen-orient, les républiques de l’Asie moyenne ? Du tourisme évidemment ! L’implication des nationaux ? Impensable !

Et quand, par le plus grand des hasards, nous essayons d’envisager les effets d’une dynamique que nous tentons d’entrevoir, c’est sur une extrapolation sclérosée du présent que nous bâtissons nos prévisions. Nous n’en finirions pas de citer ces incidents et les catastrophes passées ou en préparation !

Au fond, en ces matières comme ailleurs, l’incident le plus élémentaire, c’est tout simple-ment la disparition du sentiment d’apparte-nance. Alors, gérer les risques, ne serait-ce pas tout simplement d’être attentifs, constamment attentifs à l’autre, à soi, à nos gestes et aux siens ? N’est-ce pas être responsable ?

Qu’en pensez-vous ?


lundi 29 août 2005 (Date de rédaction antérieure : avril 2004).